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La première fois que je me débarasse aussi facilement d'un morpion

Il en est des morpions comme de certaines espèces : elles s'accrochent pour vous pourrir la vie.
Vous savez, ces établissements financiers qui vous harcèlent par téléphone pour vous refiler un crédit tellement avantageux ou un moyen imparable de réduire le montant de vos impôts ; ces sociétés de double-vitrage qui vous démarchent pour faire sauter toutes vos fenêtres responsables du réchauffement climatique ; ces entreprises de ramonage de cheminée ou de chaudière à gaz dont les représentants n'hésitent pas à mettre le pied en travers de votre porte pour rentrer chez vous. Et puis, parmi ce spam matérialisé, on trouve inévitablement les sondeurs.

C'est ce dernier type de parasite que je viens de terrasser avec une facilité déconcertante, il y a quelques minutes à peine :

Samedi matin, 11 h. Je dors, comme il se doit un samedi à l'aube.

DING DONG (ma sonnette fait authentiquement ce bruit)

Je me lève, encore endormi. J'ouvre la porte en même temps qu'un œil et me retrouve en face d'un gnôme quinquagénaire et chauve :

- Oui ?, demandé-je en oubliant d'être aimable.
- Oh je vous réveille ? Je suis désolé, répond-il.

Cet homme a le mérite d'être perspicace : je lui ouvre en caleçon, les cheveux en tous sens, une marque d'oreiller sur la joue, le regard vide, la mâchoire inférieure en avant, bref une belle tête de winner, et il parvient à deviner qu'il m'a tiré du sommeil, chapeau bas je dis.

- Bonjour, Institut de sondages IFOP, surenchérit-il sans se démonter.
- Grphmffff NON ! parviens-je à articuler après m'être pris l'image de Laurence Parisot en pleine face - et au réveil il n'y a rien de pire, sauf pour achever de mettre un terme à une demi érection matinale dont je n'avais même pas conscience.
- Très bien je comprends, au revoir Monsieur.

HEIN ?? quoi ??? c'est tout ?? il n'insiste pas plus ? Il ne me dit pas que "ça ne prendra que quelques instants". Il ne me demande pas s'il pourra "repasser plus tard" ou "à quel moment je serais disponible pour répondre à ses questions" ? Suis-je tombé sur le seul morpion qui ne s'accroche pas ?

En fait, je crois que je lui ai fait peur. Et si c'était LA technique à adopter pour ne plus se faire emmerder par les morpions ? (enfin, pour les vrais morpions, préférez le Spraypax, tout de même).

La prochaine fois que je me fais accoster place de la République par un militant Greenpeace qui me demande de parrainer une fougère en Birmanie, c'est décidé : je prends un air psychopathe !Laurence_parisot

La première fois que mon blog préféré du moment c'est un truc de Yahoo Télé...

Désolé les amis, ces temps-ci j'ai bien peu de temps à consacrer à mon blog... Je dois également vous confesser que je ne consulte plus qu'épisodiquement les blogs des copaings et de ceux que j'aime bien sans les connaître.

Mais sachez que chaque semaine, au lendemain de la Nouvelle Star, je ne manque pas de consulter les compte-rendus de l'émission, non seulement chez Folk furieuse, mais surtout sur le blog de YahooTV (oui comme ça, ça ne paye pas de mine), tenu par un certain Kevin Moulback (là non plus, on ne peut pas dire que ça inspire une grande confiance, mais je doute que ce soit son vrai nom... pourquoi pas Jason Couillepion tant qu'on y est...).

Bref, chaque semaine, il fait un résumé de la Nouvelle Star comme j'aime : avec un peu de premier degré (notamment sur la qualité des prestations musicales et le ptit effet qu'elles peuvent produire - ou pas), mais surtout avec une bonne dose de second degré et une tendance à relever les grosses ficelles de la téléréalité qui sont un peu parfois pête-couilles dans ce programme...

Mes citations préférées de la semaine :

"Virginie Efira et Lio succombent au charme latin et se pâment littéralement. Les membres masculins du jury sont plus réservés mais pour de mauvaises raisons liées à leur obsession maladive de la Modernité. « Est-ce qu’on peut encore chanter comme en 1961 » se demande doctement Philippe Manœuvre, qui est pourtant habillé comme en 1953."

"Quoi qu’il en soit, les castings sont maintenant terminés et les 140 heureux élus sont arrivés à Paris, des étoiles plein les yeux (et non plein les coudes comme dans une autre émission) afin de participer à la prochaine phase de sélection."

"Le sort de Céline et Cédric, les amoureux cannois (voir les épisodes précédents), est encore indécis. Si vous voulez savoir si leur couple sera brisé, il faudra suivre la prochaine émission. Celle-ci s’annonce palpitante : « Une étape particulièrement délicate où même certains coups de cœur se sont littéralement effondrés. Vous assisterez aux désillusions et aux crises d’angoisse de quelques-uns. » Effondrements, désillusions, crises d’angoisse, chouette ! Si vous ne regardez pas, c’est vraiment que vous n’aimez pas la musique."

Continue comme ça Jason Kevin !Nouvelle_star_2008

La première fois que je confonds S. et C.

Je dors à poings fermés quand je sens un mouvement sur ma gauche. Mon cerveau embrumé réclame "Câlin !". Encore dans les bras de Morphée, je décide de prendre S. dans les miens. Je me retourne et étend mon bras pour me réapproprier ma moitié éloignée. Ma main s'écrase sur une chose beaucoup plus poilue qu'à l'accoutumée. Une chose qui laisse échapper un son bizarre, lui aussi peu habituel même si S. est parfois bruyant la nuit : MMMIIAAAOOOUUUGGGRRRFFFFFFHHHHHHHHHCCHHHHH

Je me réveille en sursaut et tout s'éclaire (dans ma tête) : je ne suis pas chez moi, mais dans le Lubéron, chez ma cousine. Et ce n'est pas S. que j'allais enlacer, mais C., la chatte qui dormait près de moi, à qui je viens de filer une belle mandale, la faisant détaler d'un trait !

La nuit suivante, elle s'est abstenue de dormir avec moi, ce qui me dispense de faire un test comparatif entre S. et C. - qu'elle aurait de tout façon perdu !

Photo042 (Je n'en reviens pas de la cote que j'ai avec les chattes)