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La première fois que Google lit dans mes pensées

C'est dingue, ce matin je m'interrogeais interieurement sur un truc et, à peine quelques instants plus tard, en consultant mes stats du jour, je tombe sur une requête Google dont l'objet est la question même que je me posais !

Requete_rachida_dati

Ladite requête a conduit son auteur à mon blog... alors qu'à aucun moment je n'y ai abordé le sujet. Dès lors, forcément je m'interroge sur les super-pouvoirs de Google...

Sarkozy_dati_2  NB : Pour éviter toute confusion, je tiens à préciser qu'en dépit du doigt pointé par Notre Bien Aimé Président - dont le torse évoque, moyennant de légères retouches, le corps d'un Dieu grec -, la requête à laquelle je faisais allusion n'est pas celle relative au toucher rectal.

La première fois (d'Esculape) que j'ai eu la honte de ma vie

Quand je vous disais que ma série des hontes avait des vertus psychanalytiques... Lisez le récit du docteur Esculape, à la fois drôle dans le visuel et touchant sur le fond, et vous en serez définitivement convaincus.

Blog_esculape Tout le monde n’a pas la chance d’avoir des parents communistes, nés et vivant dans le même quartier que leurs arrière-grands-parents, responsables associatifs. Connus et reconnus de tous. Tout le monde n’a pas la chance d’être élevé selon des valeurs de partage, d’entraide et de solidarité. Tout le monde n’a pas été inscrit à l’amicale laïque du quartier, à jouer au foot tout le mercredi à s’en rendre ses genoux cagneux. Surtout si son père est le représentant local, le Coco comme ils disent sur la place du Marché, le vendeur du muguet du 1er Mai.

Ainsi, le monde associatif a toujours été présent à la maison et la date à ne surtout pas manquer était, sans doute, la kermesse de mi-juin, la fête de l’Ecole, la fin de la saison de foot, l’occasion de faire la fête dans les rues, de boire des bières à un prix défiant toute concurrence. Notre Fête de l’Huma sauce provinciale.

Papa était à la buvette, Maman forcément à la cagnotte, Mamie à la pêche à la ligne, Mémé avec son filet garni à gagner par tombola. Et nous livrés à nous-mêmes avec notre petit pécule pour gagner billes, ballon gonflable et tube à fabriquer des bulles de savon.

C’était surtout l’occasion d’un défilé de quartier de tous les enfants, déguisés bien sûr. On redoublait d’invention, on défilait par classe, au pas des majorettes et des tambourins de la fanfare. La fin de l’après-midi, avant le bal, était marquée par le concours des plus beaux déguisements.

Avec mon Frère, on avait déjà gagné deux fois. Le couple Schtroumpfant avait été un succès dès nos 4 ans. A noter que ma mère avait décidé de me grimer en Schtroumpfette, ce qui apparemment ne me faisait guère plaisir. A posteriori, le choix était tout de même bizarre, travestir un enfant. Soit. J’étais enfant.Esculape_dguis_en_schtroumphette

L’année suivante, rebelote. On portait fièrement la moustache et le glaive. Mon Frère portait, malgré la chaleur étouffante, des tonnes de serviettes pour qu’il ressemble parfaitement à notre bon Obélix. Moi le gringalet d’à côté était le piètre représentant d’Astérix, fidèle guerrier envers ses envahisseurs de Romains.Esculape_dguis_en_astrix

Enfin, mon entrée au CP signait un moment d’émancipation, je me rappelle grogner contre ma mère qui souhaitait me voir en Indien, car le costume de mon Frère en cow-boy lui allait à merveille. J’avais refusé, protesté, et finalement gagné, mon mauvais caractère légendaire ayant encore fait des siennes. Je décidais alors de me déguiser en papillon. Symbole d’envol et de liberté, de chrysalide,de transformisme... Mais le Jury, cette fois, ne fut pas indulgent.Esculape_dguis_en_papillon_copie

 

Devant l’assemblée réunie, un quartier rassemblé pour la fête, les juges décidèrent de me laisser dans la catégorie des ... filles, qui ne rivalisaient pas face à mon costume.

Première honte. Honte personnelle, pleurs, esseulé loin de mon Frère, différent. Je ne comprenais pas les réactions des adultes, leurs rires, les moqueries et les quolibets.

Honte familiale, mon père rouge pivoine, face à son fils « étrange ». Ma mère décontenancée, m’arguant qu’elle avait eu encore raison. Refusant de me réconforter face aux plaisanteries douteuses de la foule. J’étais un garçon et j’avais choisi d’être ce que j’étais. Et de le cacher pour bien longtemps, jusqu’à ma fuite dans la Capitale.

Je n’ai pas gagné, et depuis je n’aime guère me déguiser.

Etait-ce un signe prémonitoire de ma différence ? Un discret appel à mon homosexualité ? Toujours est-il qu’il a fallu ce thème de Fcrank pour dépoussiérer cette histoire bien enfouie.

Pourquoi avais-je choisi le papillon ?

Pourquoi ai-je choisi cette voie ?

Pourquoi ?

La première fois que je photographie ma main

Je voulais vous montrer comme je suis rentré tout bronzé mais, contrairement à l'année dernière, je ne me sentais pas de vous exhiber ma marque de maillot (je me sentais encore moins d'adopter une pose à la Chondre ou pis, à la Juju dont je n'ai pas les talents de mise en scène !). Voici donc ma main !

Ma_main Ce que j'aime bien - mais vous ne le verrez pas car j'aurais l'impression de dévoiler un trésor intime -, c'est le contraste entre le doré du dessus de mes doigts et le blanc des frontières qui séparent mes phalanges (bah oui, je n'ai pas bronzé les doigts écartés ; seuls mes orteils étaient en éventail).

La pudeur tient parfois à de petits détails.

La première fois que je passe pour un gigolo

Lors de mon séjour dans le Sud, je me suis promené à plusieurs reprises avec la femme du frère de mon père, ma tante en un mot.

J’aime beaucoup ma tante, en particulier parce qu’elle a un sens de l’autodérision assez prononcé et parce qu’elle a l’alcool rigolo, les deux étant d’ailleurs généralement concomitants. Par certains aspects, elle a tout d’une grande bourgeoise de province insupportable. Toujours très polie mais avec un air pète-sec et n’hésitant pas à râler auprès du petit personnel qui ne la servirait pas avec les égards requis. Sa manière pincée de prononcer « Bonjour Mâdâme » me fait intérieurement mourir de rire (au début ça me foutait un peu la honte mais j’ai plutôt pris le parti de trouver cela hilarant). Mais ses bonnes manières ne sont qu’une façade mondaine. La bourgeoise pimpante se transforme à l’occasion en langue de vipère à l’humour ravageur.

Alors que nous faisions un peu de lèche-vitrine dans les rues de cette petite station balnéaire de la côte varoise, il m’a semblé croiser plusieurs regards curieux de constater la complicité unissant une dame appartenant à la catégorie des « senior » et un beau jeune homme bronzé d’une trentaine d’années son cadet (ben oui c’est moi !), l’absence de traits communs ne permettant pas de présumer un quelconque lien de parenté entre les deux.

Notre couple atypique s’est momentanément séparé dans une boutique. Au moment où j’ai rejoint la caisse, une vendeuse m’a interpelé : « Monsieur, votre amie m’a dit de vous dire qu’elle était dans la boutique en face ». "Votre amie" ??? Oh my god, elle croit que nous sommes ensemble, au sens sexuello-affectif du terme !

Cela a-t-il déformé ma vision des évènements du lendemain ? Ma tante m’a invité à prendre un café au Club House de son golf. Grande bourgeoise, je vous ai dit. Pour éviter le malentendu de la veille et prévenir tout commérage, elle a passé commande en précisant à la serveuse : « Une menthe à l’eau et un café POUR MON NEVEU », sans lésiner sur l’articulation des trois derniers mots.

J’ai eu l’impression que la jeune femme prenait un air signifiant : « Je ne suis pas dupe mais de toute façon je m’en bats un peu les seins, vous faites ce que vous voulez avec votre fric et avec vos fesses, j’ai d’autres soucis en tête, d’ailleurs putain, le chile con carne d’hier passe pas, ou alors j’ai trop bu, de toute façon j’arrête les cocktails de Mario, tiens ce connard n’a pas répondu à mon SMS, à tous les coups il voulait juste me troncher, ce bâtard je vais le pourrir, bon merde faut que je me concentre sur la commande de mes clients ». Mais peut-être ai-je surinterprété l’air inexpressif de la serveuse.

Toujours est-il qu’à trois mètres, le groupe de six clientes suédoises sexagénaires, occupées à jacasser dans leur langue gutturale tandis que leurs époux achevaient au loin leur parcours de golf, n’a semble-t-il pas entendu la précision généalogique livrée par ma tante. En revanche, au moment de régler l’addition, l’une d’entre elles a bien noté que ma tante m’invitait, qui plus est au moyen d’un billet de 100 € qu’elle a sorti de son sac avec autant de distinction que de naturel. La serveuse n’ayant pas de monnaie, j’ai payé la note, ce qui a donné lieu à un petit manège entre ma tante, qui voulait absolument me rembourser de retour à la maison (« je me fâcherais sinon »), et moi qui le refusait catégoriquement (« Ca me fait plaisir, pour une fois que j’ai l’occasion de t’inviter ! », scène dont la vieille Swedish n’a pas perdu pas une miette.

Et alors que nous partions, mes yeux ont croisé son regard soutenu, tandis que sa bouche me gratifiait d’un sourire non moins insistant. Un instant, j’ai cru qu’elle allait me faire un clin d’œil suggestif, se passer la langue sur les lèvres, se caresser les seins, loucher sur mon entrejambe et glisser discrètement dans mon slip un billet de 500 euros sur lequel elle aurait griffonné son numéro de portable, de manière à bénéficier le soir même de mes prestations de service.

Mes problèmes de train de vie en seraient résolus, mais suis-je prêt à finir comme ça… ?

Massimo_gargia

 

Mon premier post-TELEGRAMME

TOUJOURS DANS LE SUD STOP LE TEMPS S AMELIORE STOP ACCES TOUJOURS TRES RESTREINT A L INTERNET STOP REPONDRAI A VOS COMMENTAIRES ET VOUS ECRIRAI DES POSTS AUX PETITS OIGNONS DES MON RETOUR STOP JE ME POSAIS UNE QUESTION STOP CA EXISTE ENCORE LES TELEGRAMMES ? STOP BON BAISERS STOP STTMHDL STOP FCRANK

La première fois (de Solal) que j'ai eu la honte de ma vie

Voici le récit de Solal, avec des vrais morceaux de honte dedans. Sinon, j'ai enfin du beau temps, après avoir subi les 3 jours les pires qu'a connus la Côte d'Azur depuis 6 mois (juste quand je suis arrivé, comme par hasard !).

Blog_solal_2 Printemps 2000. J’avais vingt-cinq ans, je venais de passer du côté obscur de la force après avoir goûté des demoiselles depuis l’adolescence. Après une histoire d’amour impossible –il était hétéro- et quelques foireux épisodes de touche-pipi, j’attendais celui qui saurait enfin me faire vivre les tourbillons de l’extase et de la passion.

Me retrouvant seul un soir chez mes parents, j’eus l’idée saugrenue d’allumer le minitel (pour les petits cons nés après 1980, une espèce d’ordinateur primitif à l’écran monochrome relié au téléphone, c'est un peu la préhistoire de l'internet) et de me connecter à un site de dialogues gay. Très vite, un contact :" brun28a". Contrairement aux habitudes, alors que ce genre de conversation doit normalement s’engager sur des histoires de mensurations et de performances, l’échange prend un tour badin, avec de l’humour et du second degré. Je commence à bien l’aimer celui-là, suffisamment pour avoir le cran, malgré ma timidité maladive, d’accepter un rendez-vous.

Première rencontre à la terrasse du café à l’angle des rues Jacob et Bonaparte. Quartier haut de gamme pour un garçon qui ne l’est pas moins : c’est pratique pour lui, il sort de chez BabyDior où il a trouvé une babiole pour sa filleule. Je découvre à cette occasion son pedigree : un nom dans le Who’s who, une résidence dans les Yvelines chic, une maison de vacances à la Baule, des vacances en Relais&Châteaux… En fait tout ça je m’en fous*, ce n’est pas le premier riche que je croise, de toute façon il ne joue pas dans ce registre, il est juste honnête sur sa situation et n’en fait pas tout un étalage. Il est surtout bel homme, je suis séduit par sa classe et son flegme distingué, et, pour couronner le tout, il me fait rire.

Quelques heures après cette première fois, je reçois un SMS : il a goûté le moment, il a très envie de me revoir. Ca tombe bien, moi aussi. Je suis en fait carrément abasourdi de plaire à ce mec. Deuxième rendez-vous, gastronomie et musique persanes au menu dans un resto du côté de Maubert, suivi d’une promenade dans l’air déjà chaud de cette soirée de printemps parisien –et nous en restons là (en fait, durant cette balade, j’espérais, j’imaginais qu’il me prenait dans ses bras, et rien que cette idée me faisait bander comme un fou, mais je dus encore patienter).

Troisième rendez-vous quelques jours plus tard à la terrasse du café Beaubourg pour l’apéro. Je me sens léger, heureux, je commence à prendre de l’assurance. J’aime qu’il prenne le temps** de me faire la cour. Nous avons encore plein de choses à nous raconter, et, je ne sais pas pourquoi, la conversation dévie sur les bagnoles. Il a dans l’idée de faire retaper une décapotable allemande, rien qu’avec la sellerie il y en a pour plusieurs dizaines de milliers de francs. Je lui dit que, pour ma part, je n’y connais rien : je sais faire la différence entre « grosse voiture », « petite voiture », « décapotable » et « camion », et ma science s’arrête là. Il me répond que je joue au faux modeste et que, même si on n’y connaît rien, on peut aimer les lignes, le confort… Justement, il y une voiture garée là, sur la droite (pour ceux qui visualisent le lieu, sur le coté de la voie piétonne qui relie la rue Beaubourg à Sébasto en passant devant le café Beaubourg). Une grosse berline sombre aux vitres teintées.

Il veut mon avis ? Il va l’avoir. Je ne veux pas qu’il pense que je suis impressionné ou intéressé par l'argent, le sien en particulier. Je veux qu’il sente que c’est sa personnalité et son esprit qui m’intéressent, que je ne suis pas matérialiste pour deux sous**. Alors je lui sors mon petit couplet gaucho-écologiste*.

«Tu veux que je te dise ? C’est juste une grosse bagnole de naze. Moi, de toute façon, à la base, je déteste les bagnoles et je trouve que ça pue du cul**. J’admets qu’à certains endroits, t’en as besoin. Mais un tank comme ça, ici, en plein Paris, franchement… Des vitres fumées en plus, genre chuis trop une star alors que personne doit le connaître, le pauvre type à qui elle appartient. Intérieur cuir j’imagine… Idéal pour sauter son assistante, avant de rentrer retrouver bobonne et sa tronche fripée.

- Eh bé dis-donc, t’y vas pas avec le dos de la cuillère !

- Qu’est-ce que tu crois, j’ai des opinions et je les assume*. En plus, qu’est-ce qu’il a besoin de se garer là ce gros con, mais non, monsieur est trop malin pour aller dans un parking comme les autres, il faut qu’il vienne faire chier ici lâcher son gaz qui schlingue sous notre nez. Comportement typiquement hétéro-beauf, j’ai une petite bite alors je compense avec une grosse bagnole !

- Tu m’as habitué à plus de nuance sur d’autres sujets…

- Ouais mais là ça pue trop le fric et la connerie.

Yes ! Je suis sûr qu’il a compris le message !

- Euh, je sais pas trop comment te dire… en fait… c’est la voiture de mon père…

GniiiiiiiiiIIIIIIIIINNNNNNNNN.

Liquéfaction instantanée. Je pense que je suis devenu tout rouge, que j’ai articulé une espèce de borborygme infâme avant de sourire niaisement. En vrai, j’étais tellement mal que je ne me souviens plus des minutes qui ont suivi.

Il ne m’en a pas tenu rigueur, puisque, quelques heures plus tard, il m’offrait un moment de grand frisson sous la couette. Mais, alors que nous sommes quand même restés toute une année ensemble, il ne m’a jamais présenté son père…

* oui, je sais, j’ai bien changé…

** mais pas tant que ça en fait !

La première fois (de Mayo) que j'ai eu la honte de ma vie

Je suis dans le sud et je n'ai qu'un accès très limité à Internet... Heureusement, j'ai des hontes en attente, ce qui me permet d'alimenter un tant soit peu mon blog ! Alors aujourd'hui, voici une grosse honte envoyée par Mayo, lequel a deux trois blogs.

Blog_mayo

Ce n’est pas LA première fois au sens premier du terme, mais disons que c’est la plus grosse fois où j’ai eu la honte de ma vie.

J’ai effectué ma maîtrise à Barcelone en Espagne. Une ville magnifique mais grouillante de monde. Moi qui suis limite agoraphobe j’évitais soigneusement le centre-ville le samedi.

Un jour, des amis français sont venus me rendre visite pour le weekend. Dès le samedi matin on se tape la visite de la ville, et donc du centre ville. On s’attarde sur la place principale, la place Catalunya, qui est le centre-névralgique de la ville : grands magasins, croisement des métros, des trains, des bus. Il pleuviotait ce jour là.

Après en avoir fait le tour, et sentant mon énervement et mon taux de malaise qui culminait, je propose à mes amis de traverser une dernière fois la place pour aller vers le port. Je les presse un peu « bon allez on a 40 000 choses à voir et j’en peux plus de ce monde » (oui je suis un peu dictateur sur les bords) et nous nous dirigeons à une allure assez rapide vers le métro.

Et arrivé au trottoir, voila-ti-pas que je me mets à déraper sur une plaque d’égout humide, je tente désespérément d’éviter la chute, et dans mon effort de redressement je lance mes bras en arrière et je sens comme un obstacle…ma main droite est allé directement se loger dans le nez d’une pauvre femme qui circulait à côté de moi….le choc est vraiment important…

Donc déjà première honte : « Oh, je suis vraiment désolé, pardon pardon ».

La femme : « Non il n’y a pas de problème », et là je m’aperçois qu’elle saigne du nez, je prévois assez mesquinement de ne pas lui dire qu’elle saigne, mais elle s’en aperçoit après s’être tripoté le nez et observé ses doigts rougis par quelques gouttes de sang.

Je m’attends à une réprimande de sa part, et je crois que j’aurais préféré d’ailleurs, car la voila qui s’évanouit en pleine place touristique barcelonaise !…deuxième honte…

Mais le pire arrive : un petit cercle se forme autour de nous, et quelqu’un se met à faire « Mais vous l’avez frappé !!! » et moi qui gueule « Mais enfin bien sûr que non », je n’ai pas du suffisamment faire le mec outragé par la remarque parce qu’un murmure parcourt l’assistance en me dévisageant des pieds à la tête. Troisième honte…

La délivrance arriva enfin : la femme se remet de son étourdissement, et est de suite questionné par une foule prête à me lyncher, et confirme en deux mots que c’est un accident.

Me voila réhabilité et je toise la foule d’un air supérieur…

Sauf que dans tous bons films il y a un retournement de situation : quelqu’un dans la « foule » (une quinzaine de personne quand même) se met à crier « Si ça se trouve il la bat et elle ne veut pas le dire, c’est le truc classique de dire que c’est en tombant qu’on s’est fait ça ».

Et la foule d’approuver par des grognements et des regards noirs en ma direction…j’ai senti ce qu’ont du ressentir les sorcières accusés de sorcellerie à l’époque…Quatrième honte…

Le dénouement pour moi a été la fille qui a trouvé la force de feindre de se mettre en colère : « Foutez moi le camp, il ne l’a pas fait exprès, occupez-vous de vos affaires et DE-GUER-PIS-SEZ »

La foule s’est donc dispersée en maugréant et j’ai payé un café à la fille qui a heureusement retrouvé des couleurs dans le Starbucks de la place…

Happy End

La première fois que je me trouve fort dépourvu

Cigale Je suis comme la cigale de La Fontaine. Ayant chanté tout l'été, je me trouve fort dépourvu maintenant que la bise est venue.

Ah j'en ai fait des vocalises. Une chorale gospel à moi tout seul. Et que je t'achète des Kenzo qui coûtent un oeil ; et que je t'offre un ordinateur portable ; et que je t'emploie une femme de ménage ; et que je te pars en week-end à Barcelone en hôtel de luxe ; et que je te prends des vacances en Espagne où je te bouffe gras trois fois par jour au restaurant ; et que je ne voyage plus qu'en première classe de TGV.

Et puis la bise te tombe dessus d'un coup : les impôts. Chez moi bon vivant ne rime pas avec prévoyant. Je savais que j'allais devoir cracher mais j'avais oublié que mon devoir de citoyen-contribuable s'accomplirait d'un coup. N'ayant pas été imposable en 2005 puis ayant bien gagné ma vie en 2006, me voilà devoir au FISC plus que ce qui se trouve actuellement sur mon compte et sur mon livret A (mes seules économies, bien maigres vous l'aurez compris). Fort heureusement, mon salaire va bientôt tomber, mais j'ai bien d'autres dépenses incontournables qui s'annoncent. Désormais, ma vie va se résumer à un mot : CEINTURE ! (et je ne parle pas du régime qui s'impose après mon séjour en Espagne). Donc adieu le séjour d'une semaine à Chicago (je pourrai avancer mon travail à la place), adieu l'inscription en salle de sport (finalement les piscines municipales, c'est très bien), adieu l'écran plat (ma grosse télé est parfaite).

J'ai pourtant songé à une alternative : lancer via mon blog une sorte de Fcrankthon ; une souscription nationale "Sauvons le train de vie de Fcrank" ; un appel au don sous la bannière "Permettons à Fcrank de continuer de vivre au-dessus de ses moyens". Mais j'ai peur que la fourmi ne soit pas prêteuse (c'est là son moindre défaut). Je chantais ? Eh bien, il ne me reste plus qu'à douiller maintenant !

La_cigale_et_la_fourmi_illustration

Mes premières vacances à Alicante (11)

Parlons un peu du Alicante gay.P1010138_2 P1010278

Déjà, la mode à Alicante (et dans le reste de l'Espagne j'imagine) est à l'épilation. Le gay espagnol doit au moins avoir les jambes épilées. Certains trouvent cela sexy, à l'instar de mon compagnon de voyage, mais à titre personnel je n'aime pas du tout. D'autant que "mollet épilé finit par ressembler à barbe mal rasée" (c'est un proverbe que je viens d'inventer).P1010320

P1010532 La plupart des gays et par extension des hétéros branchouilles s'épile ou se rase également torse, dos, bras, pubis, paume des mains (l'Espagnol est poilu) au risque d'avoir plein de boutons à la repousse...

Si je vous parle de pubis imberbe, ce n'est pas que j'ai eu l'occasion d'avoir le nez dessus, mais que nous sommes allés à la plage gay d'Alicante (qui se trouve en fait à 30 minutes de bus + 45 minutes de marche en plein câgnard quand on se plante de plage). L'occasion de vérifier que ce ne sont jamais les bombasses qui se mettent en tenue d'Adam sur la plage mais plutôt ceux qui ont du gras, de l'âge ou des piercings au gland.

Olmeque L'emplacement de la plage nous avait été indiqué par le barman du Cannibale, un des (rares) bars gays de la bourgade. La ressemblance de celui-ci, un Français expatrié, très sympathique au demeurant, avec un Olmèque des Cités d'or m'a sauté aux yeux. Quant au Cannibale, il s'agit d'un petit bar en longueur éclairé au néon phosphorescent, qui attire toute la faune locale de jeunes dindes et de vieux dindons dans une ambiance climatisée et enfumée. J'ai nettement préféré le Forat, plus grand, plus kitsch, plus décalé... et plus bruyant.

Bref, lecteur je t'informe pour que tu ne te méprennes pas, en un mot comme en cent, qu'Alicante n'est pas une destination gay ! C'est plutôt une destination plouc, mais ça j'en reparlerai plus tard car là je vais au lit. Demain retour au bercail.

Mes premières vacances à Alicante (10) ou la deuxième fois qu'on m'offre un rat

P1010566 Mon compagnon de voyage a le coeur sur la main. L'année dernière, lors de notre périple à Lisbonne, il m'avait gratifié d'une superbe loutre en peluche, souvenez-vous. Cette année, ma phobie des rats ne lui a pas échappée. Le coeur sur la main, toujours, il m'a offert une superbe peluche de Rémi, le rat de Ratatouille.

Sauf que là, oubliée la phobie, je n'ai même pas eu (trop) peur ! j'arrive à toucher Rémi sans frissonner de dégoût, je peux même lui faire des calins, sans doute parce qu'il est bleu et en éponge et il a une tête rigolote avec des yeux qui louchent (et que je suis en GROS manque de calins). Bref, il ne ressemble pas trop à un rat. Y'a juste sa queue que je n'aime vraiment pas...

De retour à Paris, Rémi va rejoindre Chondre, le rat que m'a offert le blogueur du même nom, souvenez-vous. J'hésite même à rebaptiser Rémi en Snooze, afin d'inaugurer sous les meilleures auspices la relation entre mes deux rats, mais il n'est pas dit que ça plaise au détenteur dudit pseudo. Evidemment il y aura toujours des mauvaises langues Chondre (le blogueur) pour voir une ressemblance entre les deux Snooze, mais moi je trouve pas. En plus Chondre (le rat) est petit et gros alors que Snooze (le rat, Rémi quoi) est grand, chétif et bleu. Donc ça colle pas trop !

Bref, vous l'aurez compris, j'entame une collection de rats en peluche, ce qui est peut-être un bon moyen d'exorciser ma phobie...

Pour en revenir aux beautés d'Alicante, voici quelques Botero de passage et un lifeguard pour leur faire du bouche-à-bouche :P1010299 P1010236 P1010241 P1010291