La première fois (de MarcelD) que j'ai eu la honte de ma vie
Matoo a relancé le cycle des hontes ! Marcel Dugomier prend ainsi le relais. Attention, ça cause caca.
(Plus ça va, plus je crois aux vertus psychanalytiques de ma série des premières hontes).
En vérité, je vous le dis, je n’avais pas de honte précise à raconter. J’ai cherché, cogité, remué mes souvenirs dans tous les sens, rien. Et puis soudain ! Mais oui, j’ai eu vraiment honte une fois !
Alors voilà l’histoire : Aussi incroyable que cela puisse paraître, je devais avoir 3 ou 4 ans. Etre si jeune et s’en souvenir encore aujourd’hui, quelques décennies plus tard comme si cela c’était passé hier, relève bien du niveau de honte absolue que j’ai endurée. Je comprends le scepticisme justifié de mes amis blogueurs. Il faut me croire sur parole, ce récit est véridique à 100 %.
La scène se passe dans le grand hall de mon école maternelle, le sol est recouvert d’un immense jeu de l’oie et tous les enfants sont en cercle tout autour, comme s’ils allaient faire une ronde. La différence de taille, c’est que la consigne a été donnée de ne pas bouger et de rester debout. Les maîtresses se répartissent les tâches. Je ne suis pas trop tranquille, je sens bien que ça va mal finir pour moi. La tournée d’inspection démarre à l’autre bout du cercle.
Car il s’agit d’une tournée de vérification de remplissage de culotte de caca. Les maîtresses ont le nez fin et elles cherchent le coupable. C’est précisément à ce moment la, que mon petit cœur commence à battre la chamade. Je ne me sens vraiment pas bien. Pourvu qu’elles ne découvrent pas de caca dans ma culotte.
Alors l’inspection progresse peu à peu au rythme des culottes baissées et remontées prestement. Inexorablement une maîtresse se rapproche dangereusement par la droite. Je panique en silence dans ma culotte courte et mes socquettes blanches, ma blouse avec mon prénom cousu sur un rectangle de tissu vert me donne chaud. Plus que quelques minutes et ce sera mon tour. Pourvu, pourvu qu’elle ne dise pas que c’est moi. J’espère qu’elle ne trouvera rien dans ma culotte, mais je commence à douter. Elle va sûrement m’accuser et je vais mourir c’est sûr. J’en suis certain.
Et puis, un miracle, la tournée s’arrête à quelques mètres de moi. On a trouvé le coupable. Ouf ! J’ai tellement paniqué que l’on dise que c’était moi, que je doutais de ma dextérité dans le contrôle de mon sphincter anal, alors que je savais pertinemment avoir les fesses propres.
Demain, la première fois (de Bertrand) que j'ai eu la honte de ma vie.



"ma blouse avec mon prénom cousu sur un rectangle de tissu vert"
Oula, mais les blouses, c'était encore en vogue à la libération ça, non ?
Rédigé par: mich | le 13/07/2007 à 20:07
A la libération, je ne sais pas, je n'étais pas né, mais en 1968 oui :o)
Rédigé par: MarcelD | le 13/07/2007 à 20:13
Il est plus de minuit a Londres je ne te remercierai jamais assez de ce fou-rire tout seul dans mon salon a me taper la cuissse de rire!
(Ca vaut Beyoncé!)
Rédigé par: Fab | le 14/07/2007 à 01:38