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La première fois (d'Ikare) que j'ai eu la honte de ma vie

C'est au tour du bel Ikare de nous faire partager sa honte. C'est croustillant : il nous parle de son haleine-de-bite !

Blog_ikare Voilà ce qui a été la première fois où j’ai eu vraiment honte devant autant de personnes.

Ca remonte à ma deuxième année à l’école alors que j’étais président de l’équipe Gala. En tout début d’année scolaire, les associations réunissaient les nouveaux élèves de première année pour les brieffer sur l’importance de l’engagement associatif. Mon rôle là-dedans était de présenter le Gala qu’on organisait en novembre et de leur dire qu’on aura besoin d’eux pour la relève, l’année suivante. Cette réunion est en fait un peu la grande messe, le tout premier contact qu’ont les 1A avec le reste de l’école et d’ailleurs c’est une des rares fois où l’amphi est plein à craquer.

Pour bien préparer mon intervention de 5 minutes, j’avais pensé à tout : powerpoint sur clef USB, fiches avec les points-clefs à ne surtout pas oublier, les tarifs et les animations prévus et tout le tralala… Sachant que je n’ai en général pas trop de mal à m’exprimer en public, tout était prévu pour que ça se passe bien, ce mercredi-là à 15h.

Quelques jours avant, j’avais fait la connaissance d’un garçon qui avait la bonne idée de s’être fait piercer la langue (ma première expérience en la matière). Il habitait chez ses parents et je lui avais proposé de venir déjeuner chez moi, sur mon campus ce mercredi midi. Il est arrivé en retard et nous sommes directement monté à l’étage sans passer par la case déjeuner ! Le moment est plutôt agréable et on s’éternise un petit peu dans les préliminaires… Et là mon téléphone sonne (c’était encore à l’époque à laquelle je décrochais pendant une partie de jambes en l’air…) : c’est mon pote Yohann qui me demande ce que je fous, que la présentation a commencé et que j’ai 15 minutes (soit 3 autres bureaux avant moi) pour me magner et rappliquer. Tout va alors très vite, je me rhabille en quatrième vitesse, je m’excuse infiniment au garçon qui continue à m’embrasser et je le mets à la porte de chez moi en lui disant de prendre le bus en bas de la résidence, qui devrait passer dans le quart d’heure pour rentrer à Rennes.

Je cours, je traverse mon campus et arrive en haut de l’amphi en nage, pile à l’heure, descendant parmi les nouveaux étudiants. Et là je me rends compte que j’ai oublié ma préparation chez moi que j’avais laissée en évidence sur mon bureau et que je ne m’étais même pas rincé ne serait-ce que le visage avant de partir en courant : vous voyez la sensation qu’on a de sentir la peau de l’autre, sa salive et autres sécrétions…? Ben voilà !

Je m’installe au pupitre et rejoins mon équipe (un peu inquiète), je fais un grand sourire et je commence à blablater devant le micro : « Bonjour… » Et là : complète perte de mes moyens, plus rien ne me revient, et j’ai en face de moi un amphi qui commence doucement à se foutre de ma gueule : une espèce de brouhaha commence à me parvenir aux oreilles et des sourires moqueurs s’affichent sur les visages. J’annonce un faux prix des places, un feu d’artifice dont on n’avait même pas discuté entre nous... Je bloque aussi sur le fait que ce sera une des rares occasions de bien s’habiller devant ses potes : « pour vous messieurs, en costume et pour les filles, en… », trou de mémoire : elles s’habillent comment les filles quand elles s’habillent bien… !!? Ma trésorière me glisse « robe de soirée », que je bafouille devant la salle. Je suis alors tout rouge. Je termine la présentation rapidement, en croyant avoir éteint mon micro. Le secrétaire de l’assoc’ à côté de moi s’approche de mon oreille et me demande mort de rire : « c’est moi, ou tu pues le sexe ? ». Forcément le micro n’était pas éteint…

Voilà le coup qui m’acheva !!!

Ca ne m’a pas trop suivi après car ils avaient vu beaucoup de têtes dans l’après-midi, tant mieux ! Depuis, j’essaie de prévoir au maximum quand je compte m’envoyer en l’air (même si la surprise est toujours agréable)…

Demain, la première fois (de Soupolait) que j'ai eu la honte de ma vie.

Commentaires

Alors là!! Alors là!!!! J'espère que la série des pires hontes n'est pas finie mais personnellement Ikare, à ce stade du jeu, tu pètes les scores!!!!

Ah ouais quand même... pas mal :-)

ah ouiiiii tu avais encore un peu de semence - gel dans les cheveux ??
juju
bizzzz

oupsss je voulais mettre huhuhu au lieu de juju

Parce qu'après mes premières relations sexuelles, j'était persuadé que TOUTES les personnes que je croisais dans la rue SAVAIENT que je venais de baiser... J'étais rouge de honte.
Maintenant, j'ai encore parfois la même sensation, mais j'ai le sourire aux lèvres.

moi quand ça m'arrive je ne suis pas rouge de honte, mais resplendissant de suffisance. :p

en même temps ça peut faire une réputation assez sympa... :-)

Moi ca m'est arrivé au moins trois fois dans le cadre du boulot [Pour mon taf, certaines semaines, je suis joignable tout le temps et peux me déplacer à la demande... Ca multiplie les possibilités de grands moments de solitude :o) Tous plus beaux les uns que les autres].

Et en effet, ca crée une réputation... mais pas celle qu'on croit. ;o)

Trop classe ! A l'applaudimètre le monsieur Ikare il a gagné haut la main. clap clap clap !

... Je commence à peine se commentaire que j'entends l'orage derrière moi lol Le ciel sait que je vais raconter des conneries mdrr !
Franchement, pour avoir vécu une situation similaire, je pense savoir ce que tu as du ressentir.
Dis toi que, toi, au moins, même si tu sentais le sexe, au moins, tu pratiquais ! mdrr ^^
Biz

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