La première fois (pas très concluante) que je prends un vélib
En l'espace de quelques jours, le Parisien a enrichi son vocabulaire d'un nouveau terme :
vélib n.m. (lat. velox, rapide et libertas, liberté) vélo robuste en libre-service dont la location est proposée par la mairie de Paris.
Un vélib, c'est comme un frigidaire : un nom commun désormais. Pas besoin de majuscule. Ainsi, deux Parisiens (dont moi) qui découvrent le système barcelonais de location de vélo ne peuvent s'empêcher de s'écrier "OOh ils ont aussi des vélib !" et, sans craindre d'exporter le néologisme dans la langue de Cervantes, sont à deux doigts de s'enquérir auprès des autochtones : "¿ Cómo funcionan los velibos ?"
Hier soir, pour la première fois, j'ai enfourché un vélib. Ayant dépassé l'heure du dernier métro après un ciné à Bastille (2 days in Paris que je ne peux que vous recommander) et une bière blanche (je vous recommande aussi) avec mon amie L. (elle encore plus), cette dernière décide de regagner son domicile à vélib. Plutôt que de rentrer à pieds de mon côté, je décide de me louer une monture itou et, so gentleman que je suis, propose à ma vieille copine (plus de quinze ans d'amitié) de la raccompagner dans son trou-du-cul de 12e arrondissement. Quelle riche idée !
[petite paranthèse : je ne vous ai jamais parlé de ma copine L. et de sa spécialité d'employer involontairement certains mots à la place d'autres... par exemple, un véhicule tout terrain devient un quatre-quart (4x4) ; les JO d'Alberville ont été renommés "les Jeux olympiques d'Interville" ; quand elle a mal à la tête elle prend un Assédic (au lieu d'Aspégic) et, hier, la Sagrada Familia est devenue la "Sangria Familla" !!!]
Pédaler by night dans Paris, même dans le 12e, est un vrai plaisir. Le problème c'est qu'à l'arrivée il est impossible de trouver une place disponible pour rendre son vélib. On a eu beau tourner pendant 30 minutes, faire toutes les stations du 12e, ma copine a dû se résoudre à rentrer son destrier de location dans sa cour intérieure. J'ai peur que ça lui ait coûté bonbon...
Pour ma part, je ne m'inquiétais guère. Habitant dans un quartier "qui bouge" et non dans le trou-du-cul-de-Paris, j'étais persuadé que mille places de vélib s'offriraient à moi. Que nenni ! J'ai fait toutes les stations proches de chez moi en vain, jusqu'au moment où, sur le boulevard du Temple, j'ai eu la chance de cocu (enfin j'espère pas...) de trouver sans doute la seule place de disponible dans un rayon de 3 km. J'étais bon pour marcher 7 minutes avant de retrouver mon chez moi.
Alors Bertrand, si tu me lis, vélib c'est très bien mais il va falloir multiplier les places, notamment dans les quartiers résidentiels, sans quoi un paquet de Parisiennes et de Parisiens vont finir par pester contre ces vélos qu'il est impossible de garer passée une certaine heure. Car hier, j'ai découvert une nouvelle catégorie de population nocturne : les chercheurs de place de vélib, à la fois solidaires dans la galère et en concurrence pour trouver le Graal : l'emplacement disponible.




Avec ton téléphone portable, tu peux savoir si des places (ou des vélos) sont disponibles dans les stations les plus proches de l'endroit où tu te trouves ( http://www.generation-nt.com/jcdecaux-velib-version-mobile-location-velo-localisation-station-actualite-43304.html)
Merki ki?
Rédigé par: Solal | le 25/07/2007 à 15:18
tu fais 3km en 7 minutes toi ???
Rédigé par: les tamaris | le 25/07/2007 à 16:01
solal> merci solal (et ça marche même si on n'a pas internet sur son tel ??)
les tams> j'ai les jambes bcp plus grandes que les tiennes :-p
Rédigé par: fcrank | le 25/07/2007 à 16:49
ahhh et alors ca drague bien avec ces vélib .;
pf ils ont trop mis de vélos les bougres !
Rédigé par: fiuuu | le 25/07/2007 à 19:34
Même expérience: impossible de compter sur les vélib pour aller au bureau le matin (entre les stations vides et les stations out, on ne sait pas combien de temps on va perdre) et le soir impossible de les rendre.
Un truc peut-être: chercher les rues qui montent, en haut, il y a plus souvent de la place.
Rédigé par: Alice_ | le 25/07/2007 à 21:56
Tu veux que je te raconte ma première fois ou je suis entouré d’une bande de mecs assez agressifs qui tente de me chiper mon vélo, puis me chiper mon sac, puis mon t-shirt, puis me casser la gueule ?
PS: J'aime bien ta nouvelle bannière :)
Rédigé par: Chondre | le 26/07/2007 à 09:54
fiuu> je suis sûr que plein de couples vont se former grâce à vélib
alice> c'est le début, j'ose espérer que ça va vite s'améliorer
chondre> tu auras crié "A l'AIDEEEEUUUUUUUH" avant qu'ils ne passent à l'action et tu les auras fait fuir à coups de sacs à main
Rédigé par: fcrank | le 26/07/2007 à 13:25
moi je dis la sangria des familia (mais je le fais expret)
Rédigé par: patapouf | le 26/07/2007 à 18:24
Jusqu'à hier, où ça m'est également arrivé (de ne plus trouver d'emplacement pour laisser le velib), j'avais plutôt connu la malédiction inverse :
http://gilda.typepad.com/traces_et_trajets/2007/07/les-velibs-envo.html
ou sa variante :
http://gilda.typepad.com/traces_et_trajets/2007/07/velib-la-confir.html
Rédigé par: gilda | le 29/07/2007 à 00:13
Même cause, même punition : http://lepilori.unblog.fr/2007/07/25/le-tour-du-velib-de-nuit/
Rédigé par: reflexvital | le 30/07/2007 à 00:49