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La première fois de Niklas

J'ouvre mon blog aux premières fois des autres. C'est Niklas qui s'y colle en premier, car c'est lui qui m'a donné l'idée. La suite demain (et merci Niklas pour cette première fois).

La première fois que j'ai pleuré au cinéma.

Au_revoir_les_enfants C'était vers la fin de l'année, la mère d'une copine de classe avait organisé une sortie cinéma. Je me souviens qu'il y avait beaucoup de monde dans l'unique et providentielle salle de cinéma de la petite ville où j'ai grandi. Par la suite elle aura été secourable pour mes années d'adolescence, mais ce soir là je ne le savais pas encore. Ce que j'ignorais aussi, c'était le propos du film que j'allais voir, ça parlait d'enfant dans le titre, c'était donc un film pour moi puisque c'est ce que j'étais à l'époque.

Alors, la lumière s'est estompée lentement jusqu'à nous plonger dans un noir total qui n'aura duré que quelques secondes, le temps que les premières images de la pellicule ne se répandent sur l'écran. C'était à ce stade tout un mystère pour moi, mais j'ai compris assez rapidement la gravité du film que j'allais voir.

Au_revoir_les_enfants1 L'ambiance qui y régnait ne prêtait pas vraiment à sourire, il y avait bien des enfants, mais à l'époque où ils vivaient le pays était sous l'occupation. Je découvrais Julien, qui retournait en pension dans un collège catholique après les vacances de Noël. Sur le quai de la gare il répétait à sa mère qu'il ne voulait pas y aller. Dans ce pensionnat il faisait la connaissance de Jean, un garçon discret de son âge qui venait d'arriver là. Peu à peu les rapports entre ces enfants évoluèrent vers une certaine amitié. Julien faisait encore pipi au lit, ce qui expliquait pourquoi il ne voulait pas retourner en pension et Jean, lui, était juif, caché dans ce collège catholique pour le préserver du sort qu'aurait été le sien. Chacun gardant le secret de l'autre comme un accord tacite, cette faiblesse de Julien dans le monde de l'internat, vis-à-vis de ses camarades s'ils apprenaient son "handicap", l'avait rapproché de Jean lui aussi vulnérable mais dans le monde extérieur à cause de sa religion. Plus le film avançait et plus moi aussi comme eux, je prenais conscience de la dureté de la situation

Au_revoir_les_enfatns2 L'histoire de ces deux garçons je l'ai gardée en mémoire très longtemps avant d'avoir l'occasion de revoir le film. Des images très lentes du début jusqu'à la dernière scène. Celle où la gestapo vient arrêter Jean, les deux autres juifs cachés avec lui et le père coupable d'avoir tenté de les protéger, et le geste de Julien qui prenait peut être réellement conscience à ce moment précis de l'importance du secret qu'il avait découvert. Louis Malle concluait son film par cette phrase : "Cela fait plus de quarante ans, mais je n'oublierai jamais ce matin de janvier 1943" Leurs 2 visages d'enfants contrastant avec la brutalité de leur séparation rythmée par les pas des militaires allemands dans la cour de l'école m'ont bouleversé. La première fois que j'ai pleuré au cinéma, comme Julien dans le film, j'avais onze ans.

Commentaires

moi la première fois que j'ai pleuré au ciné, ça devait être pour Bambi (Bambi 1 !). Y'a aussi E.T. qui m'avait mis une grosse boule dans la gorge...

la première fois que j'ai pleuré au cinéma, j'avais 10 ans, et l'ourson de Annaud venait de perdre sa mère (on dirait un remake de Bambi...)

La première fois que Fcrank engage un nègre...

Moi c'était pour la Couleur Pourpre, mais à la téloche... (je n'ai jamais pleuré au cinéma sinon... ni sur aucun autre film).

Hé Niklas tu es flamand?

Finalement à la réflexion j'ai peut être pleuré aussi pour Bambi : mais je en m'en souviens pas du tout...

@ Vlaemsch : non je ne ne suis pas flamand...:)

oh zut avec un prénom pareil ça aurait pu!
Mon ex s'appelle Niklaas...

ioio> t'as pleuré devant Nemo ? :-)
vlaemsch> j'ai pas engagé de nègre : je paye pas et je ne signe pas !
matoo> 'tain t'es pas un pd toi.
niklas> attention, si tu as pleuré sur Bambi, ça remet en question ton post !
vlamesch&niklas> vous vous croyez sur msn ? ;-))

Ouais!

La première fois? Bambi, sans doute, pareil, comme tous les enfants. Mais la première fois dont je me souvienne: Le Cercle des Poètes Disparus.

@ vlaemsch : ne me fait pas passer pour celui que je ne suis pas s'il te plait :)

@ fcrank : comme je ne m'en rappelle pas de bambi: je raconte la première fois dont je me souviens, et c'est le principal...
Et au fait, merci pour cet espace d'expression libre je peux désormais désinstaller msn :D

euh... moi je crois que c'est... euh... nan, je peux pas le dire... (once more, you ooooopend the door, and ....will go ôôône...)
mais c'était juste une petite larme à peine visible.
Sinon, les gros sanglots, ceux qui font du bruits, ceux qui sont vraiment incontrolables, ça aura été pour Dancer in the dark, Big Fish et C.R.A.Z.Y.

Et bien j'ai pleuré devant ma télé pour l'Ours et Au revoir les enfants, tourné en parti dans l'ancienne école de mon instit de mère.

C'est beau, de pleurer !

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