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La première fois de ioio (Episode IV)

Tout a une fin, même les grandes sagas. Dernier épisode des pertes de ioio dans l'Episode IV ci-dessous :

La première fois que je me suis perdu dans le monde, c’était en Tunisie.

Tunisiamap Tunisie C’était le voyage de fin d’études, que nous avions durement gagné à force de petits boulots de nuit ingrats…

Nous étions en circuit en Tunisie, et puisque nous étions grands, bientôt ingénieurs et responsables, nous nous autorisions de nombreux quartiers-libres.

Je n’avais pas vraiment d’amis dans ce voyage, mes amis étant dans d’autres spécialités et donc dans d’autres voyages pour d’autres destinations à d’autres dates. Je m’intégrais donc à des petits groupes de connaissances que j’appréciais sans réellement les connaître, et parfois je me détachais d’eux pour vivre mon propre voyage.

Narguil C’est lors d’une de ces séparations que j’entrai dans une boutique pour étudier les narguilés, tapis et autres poteries. Le marchand, m’ayant repéré, seul, essaya de me vendre à tout prix un narguilé, je lui avais dit non, mais il ne semblait comprendre le français que quand les mots lui plaisaient.

Il s’était judicieusement placé au milieu de l’échoppe qui n’était en fait qu’un long couloir, au fond duquel j’étais coincé… Je m’entêtais à répondre non à toutes ses propositions, ne voulant rien acheter, encore moins troquer. Les prix baissaient, mais l’heure tournait et le programme chargé du circuit nous imposait de ne pas prendre de retard. J’étais presque prêt à foncer sur le marchand et l’étaler par terre pour pouvoir sortir lorsqu’un de ses aides vint lui apporter son soutien, j’étais donc seul contre ces deux étrangers, en plein sud tunisien, et je ne savais pas quoi faire d’autre que dire non en essayant de ne pas montrer ma détresse…

A force de refus, et comme ils ne pouvaient pas m’offrir leurs produits, j’ai finalement réussi à sortir de cette échoppe, mais j’étais grave en retard ! Haletant, j’arrivais au bus avec 10 minutes de retard, et il n’était plus là !

Tunisie_star_wars Je n’y croyais pas, ils n’avaient pas pu m’abandonner en plein désert, ils avaient forcément remarqué que je n’étais pas là, n’y avait-il donc personne dans ce bus qui pensât à moi ?!! Et je n’avais que peu d’argent, toujours pas de carte bancaire, l’essentiel de mes finances étant soigneusement planqué dans mon sac de voyage dans la soute du bus…

Pendant ce temps là, mes compagnons de voyage ne m’avaient pas attendu, ils avaient bien l’impression que je n’étais pas là, mais ils n’avaient pas réussi à contraindre le guide et le chauffeur de bus qu’il ne fallait pas partir. Ils avaient dû se recompter et se fâcher avec le guide pour qu’il accepte de prendre du retard sur son programme et de revenir sur ses pas pour me retrouver, haletant, paniquant, courant en long et en travers du parking, occupé à chercher un autre bus de touristes qui voudraient bien me rapatrier à Tunis avant de trouver une solution pour revenir en France.

Encore une fois, beaucoup de frayeur, pour moi aussi bien que pour ceux qui m’avaient perdu, mais tout a bien fini, encore une fois.

Aujourd’hui je n’ai plus peur de me perdre : j’ai une carte bancaire, un téléphone portable, et je sais que dans le pire des cas, pour peu que j’accepte de sacrifier un peu de confort et d’y consacrer un peu de patience, je pourrais me débrouiller pour me sortir de n’importe quelle situation de ce genre…

OUF !

La première fois de ioio (Episode III)

Une vraie saga ! Voici l'Episode III, c'est un peu La revanche des Sith à la sauce ioio !

La première fois que je me suis perdu en Europe, c’était à Florence.

C’était un voyage parascolaire de 4 jours, avec mes collègues élèves-ingénieurs qui avaient l’excentricité de suivre également des cours artistiques.

Florence1 Pendant ces 4 jours, nous avons donc visité une multitude d’églises pleines de fresques, de palais reconvertis en musées et de ruelles plus architecturées et sculpturales les unes que les autres. C’était un voyage organisé par des étudiants majeurs pour des étudiants majeurs, il était donc possible pour chacun de prendre congé du groupe, mais les entrées dans les musées étant incluses dans le prix du voyage, j’avais suivi le groupe pendant les trois premiers jours (cela me permettait également de passer du temps avec le très sympathique prof d’histoire de l’art qui nous accompagnait et nous honorait de ses commentaires avisés).

Florence2 Le dernier jour, j’avais finalement décidé de m’accorder une après-midi « off », tout seul dans les rues, à faire quelques emplettes touristiques sans m’encombrer d’un seul de mes covoyageurs. On avait rendez-vous comme tous les soirs à 18h45 pour reprendre le bus qui nous ramènerait à notre campus pendant la nuit.

Je précise au passage que j’avais « perdu » ma montre dans un magasin de fruits et légumes (je n’accuse personne, je constate simplement qu’avant d’y entrer je l’avais et qu’en sortant je ne l’avais plus…) Je devais donc être prudent pour ne pas rater le rendez-vous, et c’est à 18h00 que j’étais au rendez-vous. Avec tant d’avance, je me permettais une dernière visite d’église, et à 18h30 je revenais au RV, étonné de ne voir personne arriver…

A 19h45, je décidais de m’inquiéter et, après avoir demandé l’heure à un touriste français qui m’avait répondu « sept heures moins quart », je me souvins enfin : le lieu de rendez-vous des jours précédents avait changé, on avait rendez vous à « moins quart à la gare », à l’autre bout de la ville en fait !

Florence3 Un malheur n’arrivant jamais seul, au moment où je m’élançais pour rejoindre la gare, la pluie se mit à tomber, et c’est sous les flots du ciel que je devais lire mon plan photocopié, qui se décomposait et devenait de moins en moins lisible à chaque fois que je le dépliais et je courais, de plus en plus paniqué.

Pendant que je courais, je pensais déjà à ce qu’il me faudrait faire s’ils ne m’avaient pas attendu : je n’avais pas de carte bancaire à l’époque et, la fin du voyage approchant, je n’avais plus de liquide sur moi (on en était encore aux lires, j’avais soldé mes devises), pas de quoi prendre un train sans tricher, je n’avais pas non plus de téléphone portable (c’était au siècle dernier) et je me voyais déjà en train de pleurer auprès des douanes ou de la police italienne…

Pendant ce temps là, mes compagnons de voyage m’avaient un peu attendu, puis certains s’étaient dispersés pour me retrouver, et n’étaient pas encore revenus quand j’abordai la gare.

La gare de Florence, c’est grand et j’en devais faire le tour plusieurs fois avant de trouver mon prof d’histoire de l’art, dans les bras duquel je tombai, trempé par la pluie, plein de reconnaissance et de soulagement, ils m’avaient attendu et je n’étais plus seul perdu dans cette ville étrangère.

Florence4

La première fois d'eldrakan (wam)

Eldrakan, qui n'écrit presque plus sur son blog à mon grand desespoir, a eu la gentillesse de reprendre la plume le clavier pour nous faire partager une première fois très eldrakienne. J'adore !

Ma première Subaru Impreza

Subaruimpreza043 La Subaru Impreza

, c’est la bombe dont la gendarmerie se sert désormais pour ses contrôles routiers, courir après les méchants, intervenir sur les autoroutes … bref, pour faire régner la loi.

Un soir pas comme un autre, je suis invité à prendre l’apéritif (que j’amène, soit dit en passant). Large soif nous accompagne, rires et partage s’invitent.

Néanmoins, il faut raccompagner Ma. car elle travaille, ce soir-là. Sans réfléchir (comme d’habitude, me direz-vous, ma main dans ta face, répondrai-je), je lui propose de la ramener. Tout va bien, peu de kilomètres, peu de monde, campagne, je roule lentement de toute façon, quasiment aucun danger.

Un objet blanc bouge au milieu de la route. Au bout du blanc, du sombre et des bandes réfléchissantes. Au milieu de tout ça, vraisemblablement, un gendarme. Convenons qu’il est bien temps de s’arrêter. J’obtempère promptement.

wam : « Bonsoir, vous voulez que je me couche sur le cô … pardon, que je me gare sur le côté ? » première connerie …

le gendarme :  « C’est pour cela que je vous faisais signe, Monsieur. Vous avez vos papiers ? » deuxième et troisième connerie …

wam : « Bien sûr que non, pas sur une courte distance, je risquerais de les perdre » quatrième connerie …

Notez que sans que ce gendarme ne me demande rien, je réussis à aligner bon nombre de bêtises ! Ca ne fait que commencer …

Je souffle dans le truc. Ouch … ça marque « + »

le gendarme : « Vous allez nous accompagner à la gendarmerie pour souffler dans l’éthylomètre, veuillez monter dans notre voiture. »

Là, je monte à l’avant de

la Subaru Impreza.

le gendarme : « heu … non, vous, vous montez à l’arrière »
wam : « oups, pardon. Vous êtes sûrs ? Je crains de ne pas avoir assez de place à l’arrière »

Et … hop ! un voyage gratuit en Subaru Impreza, cette voiture est terrible. Je vous épargne les détails de la fin de la soirée. Simplement, je suis mesuré à

0.76 g

de sang par litre d’alcool, mesure qui redescend à 0.74 très vite. Les gendarmes me proposent un stage de « sensibilisation » en lieu et place du quadriptyque retrait immédiat – amende - points retirés – peine de prison et me ramènent en discothèque.

En Subaru Impreza.

Je vois un ami, Jé., lieutenant de gendarmerie, qui fera ce qu’il pourra. Je n’ai rien reçu depuis. Sauf une lettre m’informant que j’ai été choisi pour faire partie des jurés d’Assises au semestre prochain. Une autre première …

La première fois de ioio (Episode II)

Encore plus de suspense que pour L'attaque des clones, voici l'Episode II des "premières pertes" de ioio. Et maintenant, vous savez que mon blog est fréquenté aussi par des ingénieurs ! ;-)

La première fois que je me suis perdu en France, c’était au WEI, le week-end d’intégration de mon école d’ingénieurs.

C’était le matin, et je participais au traditionnel concours sportif qui, les équipes étant distribuées plus ou moins au hasard, devait nous permettre d’accélérer les rencontres et développer un esprit de groupe nécessaire en ces débuts d’études, qui seraient longues et difficiles.

On venait d’arriver à l’épreuve de VTT, trois candidats de chaque équipe devaient enfourcher l’engin pour un parcours assez court, mais peu de volontaires se mettaient en avant. Tout occupé à découvrir la vie et à me montrer moins renfermé et isolationniste que je l’avais été jusqu’au bac, je me lançais en me disant que de toute façon, l’important c’est de participer.

Vtt_foret En fait, je n’étais pas le premier volontaire de mon équipe, il y avait déjà deux fanfarons qui s’étaient lancés, et je devais donc attendre pour démarrer que le dernier de l’équipe précédente achève son parcours. Ce dernier là était particulièrement en difficulté, et n’atteindrait jamais la ligne d’arrivée, sise vicieusement au sommet d’une cote… J’ai donc dû descendre chercher le VTT, monter dessus et m’élancer dans la montée, ce qui me laissait assez loin derrière mes coéquipiers plus occupés à briller individuellement qu’assurer le succès de l’équipe.

Quelques dizaines de mètres plus loin, les virages s’enchaînant, je les avais perdus de vue quand je dus choisir entre tourner à droite et tourner à gauche… Je suivis candidement l’itinéraire balisé et c’est avec effroi que 15 minutes plus tard, sans avoir jamais rattrapé mes équipiers, j’arrivais sur un portion routière…

J’apprendrai plus tard que le balisage que j’avais suivi était en fait celui du concours officiel de VTT organisé le lendemain, et que donc je n’aurais pas dû suivre les balises rouges et blanches installées tous les 10 mètres mais les rouges et seulement rouges qui avaient été placées environ tous les 50 mètres !

Foret Sur la route, j’ai dû choisir un sens, et au carrefour suivant, je me découvrais à 20 km du site de notre WEI, je n’avais plus qu’à faire confiance à mes mollets pour me rapatrier et à mon estomac pour ne pas se retourner d’être trop vide en cette matinée de fin d’été.

Pendant ce temps-là mes confrères bizuths s’entendaient raconter sans trop savoir si on essayait de leur faire peur ou si c’était vrai que l’un des leurs s’était perdu dans la forêt…

Water_polo C’est finalement en un peu plus d’une heure, accompagné par les paillardes que je venais d’apprendre (merci la Madelon !) que je rejoignis mon équipe qui poursuivait tranquillement ses épreuves et avait déjà déjeuné. Inutile de vous dire que je les laissais sans scrupules à leur match de water-polo pour aller me restaurer !

La première fois de ioio (Episode I)

Toujours dans la thématique "la première fois de mes lecteurs", ioio a fait fort : une série de 4 premières fois où ioio s'est perdu. Après Sue perdue dans Manhattan, voici ioio perdu pour la première fois dans sa ville, puis en France, en Europe, et dans le monde. Comme ioio est assez prolixe et que j'ai une semaine hyperchargée qui ne me laissera pas vraiment de temps pour écrire moi-même, je vous livrerai donc les ioio experiences en 4 fois ! Et ça fera ptet culpabiliser ceux qui ne m'ont pas encore envoyé leur "première fois" ! héhéhé ;-)

Aujourd'hui, l'Episode I:

La première fois que je me suis perdu dans ma ville, en fait c’était au supermarché.

J’y accompagnais ma mère tous les mardis soirs à la sortie de l’école, avec mon petit frère qui squattait le siège du caddy (trop pas juste !).

Fromage2 Pendant que ma mère faisait la queue au rayon fromage, elle m’envoyait en expédition dans les rayons, ça m’occupait, ça ne lui faisait pas gagner beaucoup de temps mais ça me donnait un peu l’impression de servir à quelque chose, d’avoir des responsabilités, d’être indépendant.

Un jour, maman avait oublié un truc et on faisait déjà la queue à la caisse, elle m’a envoyé le chercher, et quand je suis revenu, je ne l’ai pas retrouvée ! Je ne comprenais pas où elle avait bien pu passer, je savais bien qu’elle ne pouvait pas m’avoir abandonné, mais je commençais à la chercher partout, à étudier avec soin l’ensemble des caisses et des gens qui y attendaient, sans trouver ma maman !

A l’époque j’avais peur de parler aux adultes, mais étant données ma détresse et mon incapacité à retrouver ma génitrice, il ne me restait plus qu’à m’adresser à la caisse centrale, où on me vit arriver de loin avec ma bouche déformée et mes yeux tout rouges…

Caisses20supermarche Pendant ce temps là, ma mère inquiète de ne pas me voir revenir avait abandonné son caddy à la caissière et venait d’arpenter toutes les allées du magasin, en vain. C’est donc avec quelque peu d’inquiétude, et surtout beaucoup de honte de faire partie de ces parents contraints à admettre la perte de leur précieuse progéniture, qu’elle se rendait à la caisse centrale, elle aussi.

Les retrouvailles furent à la fois discrètes et remarquées : discrètes si l’on considère qu’aucun appel au micro ne fut nécessaire, mais plutôt bruyantes quand ma mère, partagée entre l’anxiété, le soulagement et la colère, laissa enfin éclater ses pleurs en me demandant, et en se promettant, de ne plus recommencer à me perdre.

Le premier best of de Luz Casal

Luz_casal Il y a des achats qui s'imposent. Déjà, j'aimais bien, sans connaître beaucoup, l'interprète de Piensa en mi et de Un ano de amor (je sais pas comment on fait le zigouigoui sur le "n" avec un clavier français). J'étais donc à la base tenté par son best of.

Daho Mais en plus, j'ai appris que l'album contenait deux duos inédits avec, accrochez-vous bien, Etienne Daho et avec Raphaël. Bon là, le lecteur habituel de ce blog a compris dans quel état je devais me trouver. Pour les autres, Daho et Raphaël sont ni plus ni moins les artistes français que j'aime le plus ! Imaginez donc ! J'ai les mêmes goûts que Luz Casal en somme.

Donc ce midi, je vais dans ma ptite fnac Saint-Lazare, je me ruine en CD-DVD-bouquins comme à chaque fois que j'y mets les pieds, mais en sortant j'avais dans mon ptit sac ocre (c'est pas mon sac à main, c'est le sac plastique du magasin !) le Best of de Luz. Et évidemment je n'ai pas attendu ma fin de journée de travail pour écouter l'album (car non je n'ai pas fait le pont).

Casal001 Bon alors, la reprise de Duel au soleil (qu'elle avait chanté en solo, grimpant en tête des charts espagnols) est très sympa... sauf les couplets où l'alternance espagnol (Luz) / français (Etienne) est à chier. Cela dit, les refrains sont tops et la fin superbe. Jugez plutôt (sous IE) :

Luz Casal, Etienne Daho, Un nuevo dia brillara / Duel au soleil

Raphael_1 Mais le sommet de l'album, c'est vraiment le duo avec Raphaël. La version espagnole de Et dans 150 ans est tout bonnement magnifique. La voix de Luz et son phrasé embellissent (encore plus) la chanson et quand elle se mêle à celle de Raphaël, ça devient exceptionnel. En plus, je comprends toutes les paroles car c'est de la traduction littérale (sauf le titre où on perd 50 ans) ! Ecoutez, montez le son, et ne soyez pas surpris de frissonner (au moins un peu) :

Luz Casal, Rapahël, En un siglo veras

Ma première gaffe chez le boucher

Hachoir Dans mon quartier il y a une super boucherie. La viande est bonne, tendre, à un prix raisonnable et les bouchers sont plutôt sympas (ce sont de bons commerçants du moins). Le patron met une cravate sous son tablier blanc (et rouge) et il porte moustache et bagouzes. Sa femme (ou sa fille, selon) tient la caisse. Il a plusieurs commis qui découpent les cadavres de bestioles en backroom (au sens littéral) ou qui s'occupent des poulets qui rôtissent sur le trottoir, titillant les narines du passant.

Et puis, dans cette petite entreprise qui manifestement ne connaît pas la crise, il y a l'employé n° 1, que j'imagine être secrétement amoureux de la fille du patron mais celle-ci lui a préféré un autre commis, un grand brun plus bad boy, au desespoir de son père (j'aime bien me faire des films des Strabisme_convergent fois...). Car l'employé-boucher n° 1 n'a pas été gâté par Dame Nature : il est petit, les traits grossiers, et il souffre d'un strabisme convergent très prononcé (en plus il porte la moustache comme le patron). De fait, j'ai peur pour ses doigts dès que je le vois manier le couteau ou le hachoir.

Boeuf2 Hier, j'ai envie d'un bon steak. Je vais donc à ma fameuse boucherie O. C'est l'employé n° 1 qui me sert. Je le regarde dans le bon oeil et lui commande un bisteak-silvouplé. "Un gros ?", me demande-t-il ? "Un normal", reponds-je et par mesure de précaution, je précise : "dans les 150 grammes".

L'employé n° 1 prend un long couteau et, un bout de langue au coin des lèvres en signe d'application, émince d'un morceau de barbaque un joli steak. Il le pèse: "155 grammes !" annonce-t-il fièrement.

C'est là que je lui réponds avec une grande spontanéité : "Oh vous avez l'oeil !"

...

Je ne suis pas rendu compte de l'indélicatesse de mon propos. L'employé n° 1 crois que je me fous de sa gueule. Il sourit jaune et maugrée quelque chose comme "oui malgré tout".

Je m'empresse de partir en me disant à moi-même : '"quel con, mais quel con !".

Boucher

La première fois de Vlaemsch

Vlaemsch n'a pas aimé que je dise du mal de la Batavie et des Bataves. Il exerce son droit de réponse !

La première fois que je fus énervé en lisant le blog de Fcrank

Au début j’aimais bien son blog, c’était simpatoche, ça me faisait penser à Bonaldi. On apprend plein de trucs méga inutiles mais méga intéressant : comment se trouver un sosie, le blog de Juliette Coquine. J’adorais !!!! Donc de moi sort une grande empathie envers ce personnage qui, ma foi, a aussi l’air mignon à travers sa photo floue…

Et là c’est le drame : une critique envers les bataves ! Godverdom ! Comment peut-on critiquer ce peuple chaleureux et si sympathique ? Ce n’est pas une seule séance gastronomique qui pouvait prouver que ce peuple manque de goût et de savoir vivre non mais !


Ilovenederland Quand je fus allé pour la première fois aux Nederland, je fus émerveillé par l’accueil réservé, par la simplicité des gens. Prenons un exemple simple : les fameux marchand de café, vous rentrez, on vous salue joyeusement à la manière des tribus cubano-haïtienne d’un « cool man » et l’on vous adresse la parole en Français, si si. C’est un peuple d’une grande culture à qui l’on doit Rembrandt, Vermeer, Van Gogh (dont les français s’enorgueillissent de posséder leur tableau au Louvre et à Orsay). A qui devez-vous les tulipes dans vos jardins ? Aux Hollandais bien sûr !

Et le hollandais est beau : le mot mannequin vient du néerlandais manneken qui veut dire jeune homme, donc le jeune homme batave est par définition beau, tout simplement. Alors pourquoi se jeter sur les espagnols qui, disons-le, parlent comme les vaches.

Non je le dis j’aime les Pays-Bas : cette verdure, ces moulins, ces gens chaleureux, ces styles de maisons et ses canaux !

" J'aime la Hollande, j'espère qu'elle pourra me servir un jour de patrie, moi l'apatride, et je le souhaite encore. " (Anne Franck)

La première fois de Floufette

Floufette n'écrit plus sur son blog mais elle a eu la gentillesse de m'envoyer une de ses premières fois (en plus c'est un truc qui ne m'est JAMAIS arrivé... hum, enfin presque... bref... passons !). En tout cas, ça fait plaisir d'avoir une vraie fille sur mon blog !

La première fois que j'ai couché en étant bourrée.

Il était beau. Cela faisait des semaines que j'avais des vues sur lui. Mais au fond de sa déprime post-rupture, je savais que rien ne serait possible entre nous. Nous étions trop préoccupés par d'autres choses, et je ne voulais pas servir de compensation. J'étais trés touchée par sa perte de lui-même, son regard vide et triste, sa façon de se battre pour survivre alors que sa vie entière s'écroulait. Ca me rappelait moi. Quelques temps plus tôt. J'avais envie de comprendre, de le connaître. Tant de mystères se cachaient derrière lui. Il m'attirait mais je ne savais pas dire pourquoi.

Nous nous retrouvions régulièrement derrière un thé, du chocolat, un cocktail qu'il préparait si bien. Dès le début nos relations étaient ambiguës. Mais rien ne se passerait entre nous. C'était impossible. Je le savais. Et pour cette raison je m'interdisais d'éprouver la moindre chose pour lui. Je m'interdisais de souffrir à nouveau. Alors régulièrement, on se retrouvait l'un chez l'autre. En
tout bien tout honneur. Et puis régulièrement un verre en entraînant un autre nous étions trop alcoolisés. Il m'enguela de ne pas voir que je lui plaisais. Mais je lui dis que si il me voulait, il me faudrait plus que cela.

La tension et l'attirance étaient de plus en plus palpables au fil des semaines et des soirées. Jusqu'à cette soirée où je me retrouvai dans son lit. Je lui dis que non. J'avais envie de lui. Mais pas comme cela. Pas avec tout ce poids que nous tirions chacun. L'attirance étant plus forte. La soirée d'après je me pris une des plus grosses cuites de ma vie. Je l'appelai. Il me dit qu'il m'attendait. Je me retrouvai chez lui. Sans trop comprendre pourquoi ni comment. Nous l'avions cherché. Lui à me payer des verres, moi à le faire boire.

En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire on se retrouva nus. J'avais cédé à la tentation. C'était la première fois que je faisais cela bourrée. Parce que c'était le seul moyen que nous avions trouvé pour nous laisser aller. Parce que ça faisait longtemps que je n'avais pas ressenti quelque chose comme cela pour quelqu'un....

La première fois de Margondin

Toujours dans la série "première fois des autres", aujourd'hui, grâce à moiii, Margondin lève une partie du voile ! Troublant...

Bon, alors, dans la série « La première fois que j’écris un mail à la manière de Fcrank », SASR Margondin 1er de Ragondinie et Loutrinie réunies (marque déposée) vous présente :

La première fois où j’ai cru que ma voiture aller réellement rouler sur le toit (mais non, en fait, pas vraiment)

ou La première fois qu’un ragondin me donna ce sobriquet de Margondin

ou La réponse à la question que tout le monde se pose : « Mais d’où vient donc ce pseudo ridicule ? »

J’avais 18 ans (époque déjà bien lointaine pour la vieille peau que je suis), je venais d’avoir mon permis. Au bout de deux tentatives. La première fois, j’avais été recalé pour cause de cheveux bleus (j’avais donc 18 ans – je vous le rappelle). C’était au mois de juin. La veille de la fête de la musique. Un 20 juin donc pour les moins perspicaces d’entre vous.

Melodie_bon Alors que je revenais de la campagne sur une petite route de campagne (jusque-là, tout semble logique) et que je chantais de tout mon for intérieur My Favourite Things (ou était-ce un autre morceau de La Mélodie du bonheur – je ne sais plus trop), un ragondin traversa cette petite portion sinueuse entourée de blé pas encore mûr.

Blechamp Pour la première fois (et la dernière fois de ma vie), je fis un calcul mental des plus éprouvants qui donna l’équation suivante : vitesse relative + sinuosité + La Mélodie du bonheur + animal sur la route = freinage excessif + tête-à-queue (no pun intended) + tonneaux dans le champ de blé (pas mûr).

Ma pauvre petite voiturette s’était bel et bien retournée et continuait sa folle course dans le champ. J’avais beau crier « Gogo gadget aux roues sur le toit ». Rien ne se passa. Je me résignai donc à chanter Farewell, Goodbye, Ragondin_face_a_face_1 Aufwiederzen, Adieu. Après quelques minutes, je pus enfin m’extraire de ce carcan de tôle. Et là, quelle ne fut pas ma surprise de voir que le ragondin que je venais d’éviter me regardait avec de grands yeux plein de reconnaissance. Il s’approcha alors de moi et d’un coup de patte me transforma en Margondin et me déclara roi de son royaume. À la seule condition que je retrouve une couleur de cheveux décente. Et que je prenne des cours de chant, parce que La Mélodie du bonheur, ça ne mérite pas d’être massacré.

Depuis ce jour et ce serment des blés pas mûrs, je n’ai plus eu de voiture à moi « parce que je roule trop vite et que ça me fait peur », j’ai cessé les démonstrations capillaires ridicules, et je suis donc devenu l’ami des ragondins.

Cette première expérience avec un ragondin m’a donc marqué à vie et m’a laissé ce surnom – ce titre – de SASR Margondin 1er que j’espère porter dignement. Vous savez tout sur moi désormais.

PS : Pour La Mélodie du bonheur, je suis en lice pour décrocher le rôle de Julie Andrews dans un remake qui se passerait à La Bitarelle de Gros-Chastang en Dordogne méridionale (avec intrigue sociale comme toile de fond).

PS2 : Fcrank, c’est crédible comme première fois, non ?

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